L'ensemble universel des résultats ($S$)
L'espace échantillonnaire doit être défini de manière à ce que chaque réalisation de l'expérience donne exactement un seul résultat $\omega \in S$. Nous distinguons différentes structures de $S$ selon la conception expérimentale :
- Finie discrète : Jeter des pièces ou déterminer le sexe d'un enfant. Exemple 1 : Pour un nouveau-né, $S = \{g, b\}$.
- Infinie discrète (dénombrable) : Compter combien d'essais sont nécessaires pour réussir une tâche.
- Continu : Mesurer la durée de vie d'un composant électronique. $S = \{x : 0 \le x < \infty\}$.
Définition des événements ($E$)
Un événement est simplement un sous-ensemble de l'espace échantillonnaire ($E \subseteq S$). Un événement est dit « se produire » si le résultat effectif de l'expérience appartient à $E$. Par exemple, si $S$ est l'ensemble des résultats du lancer de deux dés, alors l'événement « obtenir une somme de 7 » est un sous-ensemble spécifique de paires ordonnées.
Exemple 2 : Dans une course hippique avec 7 participants, $S$ représente toutes les $7!$ permutations (5 040 ordres de classement possibles). Ici, $S = \{\text{toutes les } 7! \text{ permutations de } (1, 2, 3, 4, 5, 6, 7)\}$.
Exemple 3 : Le lancé de deux pièces donne quatre résultats : $S = \{(H, H), (H, T), (T, H), (T, T)\}$.
Exemple 4 : Le lancé de deux dés donne une grille 6×6 de 36 points distincts : $S = \{(i, j) : i, j = 1, 2, 3, 4, 5, 6\}$.
Nuance méthodologique : Remplacement
La structure de $S$ est fortement influencée par la méthode d'échantillonnage :
- Échantillonnage avec remise : L'ensemble des choix disponibles reste constant au fil des essais (par exemple, tirer une carte, la noter, puis la remettre).
- Échantillonnage sans remise : Chaque sélection modifie l'espace des résultats ultérieurs (par exemple, distribuer une main de poker).